Le ‘Aïd el Adha, ou la fraternité des fils d’Abraham

Le sacrifice d’Abraham,
toile de Charles Le Brun (XVIIe s.)

Nos compatriotes musulmans fêtent aujourd’hui l’Aïd el Kébir, ou ‘Aïd el Adha, fête du sacrifice pour commémorer celui du fils d’Abraham. Par sa symbolique, cette fête nous rapproche les uns et les autres – juifs, chrétiens, musulmans, tous fils d’Abraham – dans une même fraternité monothéiste.

Mais plus encore, cette continuité incarnée par le ‘Aïd el Adha nous rappelle, s’il en était besoin, à quel point Dieu, Yahvé, Allah constitue pour nous tous l’objectif à atteindre mais que nous n’atteindrons jamais. D’aucuns l’appelleront l’Être suprême comme Robespierre, d’autres le Grand Architecte de l’Univers ou encore, comme les Zoroastriens, premiers monothéistes, Aoura Mazda qui encore aujourd’hui s’installe dans toutes les maisons de ses fidèles, sous la forme d’une lumière qui ne s’éteint jamais.

Fête du sacrifice, c’est également l’apogée du hajj (pèlerinage), l’un des cinq piliers de l’islam. Fête rituelle, elle réunit les pèlerins qui immolent le mouton ou le bélier que l’ange Gabriel a substitué pour l’occasion à Ismaël (Isaac dans la Bible) : couché sur le flanc gauche et tourné vers la Mecque.

La communauté musulmane dans le monde entier s’associe à ces pèlerins en suivant le même rituel pour une célébration qui dure trois jours, chômés dans les pays musulmans.

À tous les mouslimoun, et devant cet acte renouvelé de soumission vis-à-vis d’Allah, je voudrais souhaiter un bon ‘Aïd, dans une citoyenneté fraternelle, ouverte, généreuse et, surtout, partagée.

A. J. S.

Advertisements

À propos Antoine Sfeir
Journaliste, politologue, enseignant, directeur des Cahiers de l'Orient.

Les commentaires sont fermés.

%d blogueurs aiment cette page :