« Le Hezbollah intervient en Syrie probablement à la demande de l’Iran », Les Echos.fr

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Par Geoffrey Marain-Joris | 29/05 | 18:57
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Hezbollah, Iran, Qatar : derrière le conflit syrien, les puissances régionales tissent leur toile et pèsent militairement, explique Antoine Sfeir, directeur des Cahiers de l’Orient.

C’est le point de fixation actuel du conflit. L’autre front majeur, avec Damas. Au sud-est de Homs, se déroule la bataille de Qousseir. Une ville de 10.000 habitants, vidée de sa population, où s’affrontent d’un côté les rebelles, de l’autre les soldats du régime syrien, soutenus par les hommes du Hezbollah, rompus à la guérilla urbaine.

 

Selon Laurent Fabius, il y a « de 3.000 à 4.000 » combattants du Hezbollah, en Syrie. Ils sont entrés par la capitale syrienne. Selon Antoine Sfeir, le Hezbollah, allié de Damas, intervient en lien étroit avec Téhéran. Si Bachar Al-Assad tombe, l’Iran perd un partenaire stratégique. Et le chiisme reculera face au sunnisme  : en Syrie, la bataille est aussi confessionnelle.

Faut-il lever l’embargo sur les armes ? L’Union européenne a dit oui du bout des lèvres. Mais beaucoup redoutent qu’elles ne tombent entre les mains d’islamistes radicaux, qui aujourd’hui sont les plus actifs dans les poches de résistance de la rébellion.

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À propos Antoine Sfeir
Journaliste, politologue, enseignant, directeur des Cahiers de l'Orient.

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