« Les chrétiens pourraient disparaître en Orient » – Le Matin, 26 juillet 2014

Mossoul, la deuxième ville d’Irak, a été prise par les djihadistes de l’Etat islamique le 10 juin dernier.  (AP)

Le Matin   Par Michel Audétat. Mis à jour le 26.07.2014

EXODE — Mossoul, la deuxième ville d’Irak, a été prise par les djihadistes de l’Etat islamique le 10 juin dernier.

Mossoul, au nord de l’Irak, s’est vidée de ses habitants chrétiens. Maîtres de la ville à la suite de leur offensive déclenchée le 9 juin, les djihadistes de l’Etat islamique leur ont lancé un ultimatum: ils leur ont laissé le choix entre partir, se convertir à l’islam, payer un impôt réservé aux non-musulmans ou «périr par le glaive». Directeur des «Cahiers de l’Orient», Antoine Sfeir apporte son éclairage sur la tragédie de ces assyro-chaldéens qui comptent parmi les plus anciennes communautés chrétiennes au monde: « Ils parlent le syriaque, une forme moderne de l’araméen qui était la langue du Christ. »

Chemins de l’exil

Mais qui s’en soucie ? « Pour les pays occidentaux, explique Antoine Sfeir, ces chrétiens ne représentent pas un enjeu géopolitique. Et encore moins un enjeu économique. » Les persécutions qu’ils subissent en Irak ne sont d’ailleurs qu’un épisode dans le drame plus vaste qui, en Egypte, en Syrie, au Liban, en Israël ou en Palestine, les pousse à prendre le chemin de l’exil. Antoine Sfeir n’exclut pas qu’une disparition des chrétiens d’Orient soit possible.

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