Salafistes : « Ils ont un certain savoir, ne s’intègrent pas » Le Parisien, 12/07/16

Le Parisien Yvelines M.G. 12 juillet 2016, 7h00|

le-parisienLe salafisme est un mouvement qui prêche le retour à « l’islam des ancêtres ». « C’est une manière de se référer aux premières générations de l’islam », détaille, dans l’une de ses conférences, le prédicateur Rachid Ouzzi. C’est une pratique puriste et ultraorthodoxe. En France, et notamment dans les banlieues, c’est le salafisme dit quiétiste qui est répandu. « Si l’on veut résumer un peu, le salafiste est un pratiquant qui a un certain savoir, ne fait pas de politique, n’écoute pas de musique, ne s’intègre pas, explique Antoine Sfeir, directeur de la revue Les Cahiers de l’Orient et président de l’Institut libre d’étude des relations internationales. Mais c’est un musulman qui pratique l’islamisation par le bas, qui essaie de convaincre par la parole et le geste, pas par le sabre ou l’épée. C’est un non violent. »

Le quiétiste promeut un islam « vrai, pur et originel », ajoute le spécialiste. Si elle peut poser des problèmes d’ordre moral, cette pratique est étrangère au terrorisme. « Quand ils prônent la paix, ils sont sincères », ajoute un responsable religieux des Yvelines, qui ne les porte pourtant pas dans son coeur. Mais le salafisme est traversé par des courants opposés. La philosophie de Daech consiste en un salafisme « jihadiste » : selon eux, il faut islamiser le monde en recourant à la force. Pour eux, les « quiétistes », en Occident comme en Arabie séoudite, sont de faux salafistes qu’il faut combattre. Ils sont aussi appelés takfiris.

M.G.

À propos MJ Sfeir
Communication, Edition, Web Les Cahiers de l'Orient

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