ISLAM – Salafisme, jihadisme

Racine : de salaf, « ancêtres » ou « pieux prédécesseurs », quête de l’authenticité et retour à la pureté des sources. Ce concept appartient à l’islam sunnite.

Au contraire de l’islamisme, le salafisme n’est donc ni un mouvement religieux à revendication politique, ni une organisation à proprement parler, plutôt une tendance de « régénération » de la foi et de réislamisation de la société. Un salafiste peut être considéré comme un musulman « ultra-orthodoxe ».

Doctrine

Le salafisme prône :

  • le retour à l’islam des origines par l’imitation de la vie du Prophète, de ses compagnons et des deux générations suivantes ;
  • le respect aveugle de la sunna (tradition islamique, comprenant le Coran, les hadiths et la sira).

Il condamne :

  • toute interprétation théologique, en particulier par l’usage de la raison humaine, accusée d’éloigner le fidèle du message divin ;
  • toute piété populaire ou superstition, comme le culte des saints, jugé contraire à l’unicité de Dieu (tawhîd) ;
  • toute influence occidentale, comme le mode de vie et la société de consommation, mais également la démocratie et la laïcité.

Histoire

La filiation du salafisme débute, après les « pieux ancêtres », par l’école hanbalite, la plus rigoureuse des quatre écoles juridiques islamiques, qui ne reconnaît que le Coran et la sunna comme sources du droit musulman et inspire plus tard le wahhabisme, qui règne encore en Arabie séoudite et au Qatar.

Il faut distinguer deux notions de salafisme : celle des réformistes du début du XIXe siècle (Jamal ed-Dine al-Afghani et Mohammed Abduh), qui veulent alors imposer une réforme au sens quasi luthérien du terme (c’est-à-dire une lecture épurée des textes) ; et celle des salafistes actuels, davantage un littéralisme aveugle qui rejette toute innovation (bida’a).

Le salafisme s’impose progressivement dans tout le monde musulman, des pondoks (écoles coraniques) indonésiennes aux jeunes musulmans d’Europe. Il suit les préceptes de la finance islamique conceptualisés par les théologiens séoudiens. Ce néo-fondamentalisme traditionnaliste se révèle parfois une passerelle intellectuelle vers l’extrémisme et le jihad planétaire.

En France, dans les années 1980, les salafistes ont d’abord été assimilés à des fondamentalistes ou des traditionnalistes. Les années 1990 et la guerre civile algérienne ont donné une tribune aux prédicateurs salafistes dans les banlieues françaises, qui acquièrent une nouvelle visibilité grâce à l’Internet. Plus récemment, de jeunes convertis et d’autres issus de l’immigration ayant tenté la hijra (l’installation en Arabie séoudite) en sont revenus déçus. Se concevant comme une groupe social communautaire « puriste », confortés par l’émergence des salafistes tunisiens et égyptiens lors des « printemps arabes », ils contestent davantage l’influence des Frères musulmans.

Aujourd’hui, le salafisme se décline en trois courants principaux :

  • Le salafisme « cheikhite » ou quiétiste, inspiré par le wahhabisme et les cheikhs implantés en Arabie séoudite, en Jordanie ou au Yémen, peut être considéré comme le plus littéraliste et le plus largement majoritaire à travers le monde. Uniquement préoccupé de vivre en symbiose avec les prescriptions coraniques, celui qui adopte cette forme de salafisme « de prédication » professe un certain mépris pour la vie sociale et politique et les courants engagés en politique, tels les Frères musulmans. Sous l’égide du cheikh Mohammad Nasser Al Dîn Al Albani (mort en 1999), du Yéménite Moukbil ou de l’imam algérien de Marseille, Abdelhadi Doudi, cette stratégie s’appuie sur une prédication non violente et non directement politique. La foi « revivifiée » doit naturellement transformer la société et, par-delà, le monde entier.
  • Al Sahwa al Islamiya (« le Réveil islamique »), une tendance directement inspirée d’un courant plus politique, conduite en 1991 par les deux cheikhs wahhabites Salman Al Awda et Safar Al Hawali contre feu le roi Fahd après la première guerre du Golfe. Il trouve son origine dans la vive protestation d’une partie des oulémas contre l’entrée de l’armee américaine en Arabie séoudite. En Algerie, Ali Belhadj se réclamait d’Al Albani mais le FIS recevait Al Awda avec tous les honneurs dans de son plus grand meeting en 1991 dans un stade d’Alger. L’influence des deux personnages a diminué en raison de la montée du salafisme radical et autres tendances réformistes. Hawali fut atteint, en 2005, d’une forte hémorragie cérébrale ; quant à Awda, qui ne se situe plus sur le terrain de la contestation, ses relations avec le royaume séoudien sont désormais au beau fixe. La référence la plus citée de ce courant reste le Syrien Mohammad Sourour, qui veut rétablir le pouvoir des religieux face aux politiques. Ayant vécu longtemps à Birmingham, en Grande-Bretagne, il y a créé le Centre islamique, toujours en activité. Ce courant minoritaire accepte de se lancer dans la politique quand ils estiment que l’identité islamique est remise en cause en Occident. Nés et ayant grandi en Occident, ces salafistes sont prêts à négocier leurs votes auprès des élus. Dans ces cas, ils deviennent des concurrents directs des Frères musulmans, avec lesquels ils partagent alors une stratégie d’entrisme dans la vie politique et se disputent la même clientèle.
  • Le salafisme « jihadiste » suit, lui, une ligne révolutionnaire : il constitue la base intellectuelle du terrorisme et des opérations suicide, encourageant des actions violentes contre les Occidentaux. Inspiré par l’expérience du Frère musulman égyptien Sayyed Qotb ou du Jordanien Abou Mohamed Al Maqdissi, il statue que tout musulman a l’obligation, où qu’il soit, de porter le fer contre ceux, musulmans ou non, qui oppriment les « musulmans pieux ».

Né au cours de la guerre contre les Soviétiques en Afghanistan durant les années 1980, ce courant est le fruit de la rencontre entre la doctrine traditionnaliste séoudienne et la stratégie de prise de pouvoir des Frères musulmans. C’est sur ce terrain mythique témoin de la victoire des moudjahidin contre la puissante URSS, que la plupart des liens se sont créés entre les futurs terroristes islamistes de la planète, depuis la Jamaah islamiya indonésienne jusqu’au GICM (Groupe islamiste combattant marocain). Dès lors, les salafistes jihadistes se prononcent pour le combat armé destiné à libérer les pays musulmans des occupations étrangères et des régimes jugés impies. Ils fustigent à la fois les islamistes pour leur manque de piété et les autres courants salafistes pour leur « hypocrisie » face aux États occidentaux.

Ce jihadisme est celui mené par Al Qaïda et développé par Al Zawahiri et Abou Mossab, qui portent la lutte à l’échelle mondiale tandis que d’autres privilégient d’abord le combat dans un cadre national (Tchétchénie, Irak, Palestine, Algérie). La dimension meurtrière de ce jihad est favorisée par la diffusion d’images sur vidéocassettes, CD-Rom et sur l’Internet, et culmine dans la seconde moitié des années 1990 jusqu’aux attentats du 11 septembre 2001, de Bali (2002), de Madrid (2004) et de Londres (2005). Son action est néanmoins battue en brèche dès le lendemain des attentats de New York. L’intervention de l’OTAN en Afghanistan, l’interdiction progressive de toutes les cellules de soutien telles celles de certaines ONG et le volontarisme de tous les États auparavant rétifs à s’attaquer aux bases arrières du terrorisme (Royaume-Uni, Malaisie, Afrique de l’Est) ont considérablement limité le champ d’action du terrorisme jihadiste, même si le Pakistan et l’Afghanistan restent les maillons faibles du dispositif en offrant l’asile aux derniers combattants.

Les États musulmans eux-mêmes alternent les politiques de répression avec celles du « rachat », permettant aux anciens jihadistes de s’amender. Ainsi l’amnistie des repentis en Algérie a-t-elle peut-être permis l’arrêt de la guerre civile en 1997. La politique plus subtile des autorités égyptiennes qui ont négocié dès 1997, avec les membres de la Gamaa islamiyya  le repentir dans leur prison, en est un autre exemple. Toutefois, les flux continus des jihadistes en Irak et la permanence des bases salafistes, bien que majoritairement quiétistes, prouvent que le terreau du jihadisme demeure vivace.

On assiste depuis 2011 à l’effacement spectaculaire d’Al Qaïda, dont la mort du chef Ossama Ben Laden, en mai 2011, a constitué le point d’orgue. Les mouvements religieux, tant islamistes que salafistes, n’ont pas participé au déclenchement des soulèvements populaires dans le monde arabe et les tentatives de récupération ont plutôt consacré la montée des islamistes « politiques », tels Annahda en Tunisie et les Frères musulmans en Égypte.

Il n’en reste pas moins que cette petite minorité de salafistes fait une lecture « révolutionnaire » de l’islam, qui rendrait légitime l’usage de la violence. Ils se voient comme des combattants pour une cause « juste »: l’instauration d’un État islamique qui préfigurera l’avènement de la justice de Dieu sur terre.

En France et en Europe :

La France constitue un véritable pôle de l’organisation en Europe. Les salafistes européens, âgés de 18 à 35 ans environ, sont un phénomène nouveau. Les salafistes sont estimés entre 20.000 et 30.000, dont un quart à un tiers de convertis issus de milieux catholiques ou protestants (Français « de souche métropolitaine », Antillais, Congolais, Zaïrois…). Ces derniers, désirant « compenser » une vie jusque lors éloignée de l’islam, sont souvent les plus radicaux.

Les salafistes « quiétistes » sont légalistes et se soumettent au système législatif européen, meme si une loi contrevient à un principe religieux ; c’est le cas pour le voile des femmes, que les « quiétistes » ont appelé à ne pas porter si la loi l’exigeait. De la même façon, ils ont condamné toute forme de violence politique et d’actions terroristes après les attentats du 11 septembre, certains conseillant même aux musulmans occidentaux à collaborer avec les services de sécurité pour dénoncer une personne ou une organisation prônant la violence terroriste.

Source : Antoine Sfeir (dir.), Dictionnaire du Moyen-Orient, Bayard Éditions, 2011, 964 p.

*

Pour aller plus loin :

Mohammad Nasser Al Dîn Al Albani (dir.), Le salafisme du mythe à la réalité, Édition Al-Hadith, (2008), 244 p.

Bernard Rougier (dir.), Qu’est-ce que le salafisme ?, Presses Universitaires de France (2008), 271 p.

Samir Amghar, Le salafisme d’aujourd’hui. Mouvements sectaires en Occident, Michalon (2011), 280 p.

18 Responses to ISLAM – Salafisme, jihadisme

  1. Ping : Le Proche et le Moyen Orient, un foyer de conflits depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale | Grand Tour

  2. Henri Pagès says:

    Merci Monsieur Sfeir de nous faire partager votre érudition et de nous éclairer – pôvres gaulois !-dans un domaine si étranger à notre culture française traditionnelle. Vous êtes à mes yeux septuagénaires, un « docteur » très précieux dont j’apprécie beaucoup à chacune de vos apparitions sur la 5 par exemple, le grand savoir et la qualité de votre pensée. Je me suis promis de vous relire encore plus attentivement, plein d’effroi aussi pour mes petits enfants, de pressentir que cette 3e guerre planétaire qui s’annonce, s’organise et se dessine chaque jour un peu plus ouvertement, pourrait bien être l’ultime linceul d’une civilisation que nous avons encore, vous et moi, je le crois, en partage.
    Avec toute ma considération.
    Henri Pagès
    henri.pages3@wanadoo.fr

  3. Ping : La fierté des immigrés – Les Cahiers de l’Orient, juin 2015 | Le blog d'Antoine Sfeir

  4. éradiquer toutes sorte de religions , bien sur une utopie, dommage car le nombre de morts au nom des religions seraient que bénèfice .

    • MJ Sfeir says:

      Vous le dites vous-même : « au nom des religions ». Comme si les hommes savaient mieux que leur Dieu ce qu’Il a voulu ou dit. C’est une question dinterpretation et de déformation…
      Et les idéologies politiques, n’ont-elles pas entraîné des millions de morts de par le monde au cours de l’histoire ?
      Ce n’est donc peut-être pas la croyance qui est en cause, mais la soif de pouvoir et de violence des hommes…

  5. La stratégie des islamophobes consiste à favoriser les guerres civiles entre musulmans et le terrorisme en Occident de manière à développer l’islamophobie dans cette région. L’islam interdit le terrorisme. Ceux qui prônent la violence contre des civils sont des agents fascistes.

    • MJ Sfeir says:

      Je remplacerais le début de votre propos par « la stratégie des islamistes »…

    • Yann Gaspard says:

      « l’islam interdit le terrorisme », dites-vous, mais c’est pourtant bien la personnalité guerrière de son prophète et les appels explicite de son coran à la violence contre les infidèles (et aussi contre les femmes) qui est à la source de la terreur djihadiste. Oui il n’est légitime d’être littéralement « islamophobe » (la phobie étant une peur irraisonnée) quand on sait le terrorisme criminel qu’inspire directement l’islam, tout au contraire de l' »interdire » comme vous voudriez nous le faire croire.

      • Lire ou relire le Coran, il existe des traductions de grande qualité comme celles de Kasimirski, Denise Masson ou Malek Chebel. Les versets sont, au pire, contradictoires selon les époques.

        « Ô vous qui croyez, entrez tous dans la paix (II, 208)
        « Celui qui a tué un homme qui lui-même n’a pas tué, ou qui n’a pas commis de violence sur la terre, est considéré comme s’il avait tué tous les humains (V, 32). Etc.

      • Le combat de David contre Goliath n’était-t-il pas semblable à celui de Mohammed contre ceux qui l’ont agressé ? Le prophète n’a t’il pas interdit de toucher aux femmes et enfants, vieillards, religieux pacifistes, arbres, chiens… pendant un combat ?
        Le jihad en arabe — et Mr Sfeir le sait mieux que moi — signifie faire un effort, d’acquérir du savoir utile et après de parler comme un véridique, c’est une quête bien plus dure que de prendre une épée, de l’avis des 4 grandes école de l’islam (malékite, hanbalite, chaféite, hanafite). Les terroristes ne cherchent pas ce genre de Jihad, c’est pour cela qu’ils n’ont pas compris l’autre Jihad : la guerre.
        Je termine par ce hadith authentique du Prophète.

        D’après Al Miqdam (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Certes Allah vous recommande le bien envers les femmes ! Certes Allah vous recommande le bien envers les femmes ! Elles sont certes vos mères, vos filles et vos tantes. Certes un homme des gens du Livre se marie avec une femme jeune et aucun d’entre eux ne souhaite quitter l’autre jusqu’à ce qu’ils meurent de vieillesse. » (Rapporté par Tabarani et authentifié par Cheikh Albani dans la Silsila Sahiha n°2871)
        L’imam Ibn Athir a expliqué ce hadith dans son ouvrage Al Nihaya Fi Gharib Al Hadith en disant qu’il s’agit d’une exhortation à s’occuper des femmes et à patienter avec elles.

  6. Ping : Monde : Qui est « l’ennemi  ? | Icezine , blog (géo)politique «

  7. Merci Monsieur Sfeir pour vos informations. Je suis avec intérêt vos interventions dans l’émission « C’est dans l’Air ». Je conclus que toutes les religions qui ont déferlé du Moyen Orient vers l’Occident ont détruit celui-ci. Le Monothéisme se voulant répressif, égoïste et « findemondiste » (No Futur). Il est évident qu’à la chute de l’Empire Romain, de nombreux petits chefs ont voulu prendre le pouvoir laissé vacant et quoi de mieux que d’utiliser la « laisse » de la religion pour contrôler le peuple ! L’Abbé Pierre, ne disait-il pas que Jésus-Christ était entouré de brigands (les apôtres) ? Et quand on sait la violence des actes commis par Mahomet et ses disciples pour imposer son pouvoir, on peut en tirer la même conclusion. Nous sommes, aujourd’hui, victimes de sectes qui ont réussi.

    • MJ Sfeir says:

      Merci pour votre fidélité.
      Cependant, l’Occident semble beaucoup moins détruit que le Proche-Orient…
      Jésus était effectivement entouré de deux brigands en croix sur le Golgotha.
      Quant à la violence des conquêtes musulmanes, elle était sans doute inhérente à l’époque, ni plus ni moins que les croisades chrétiennes, la conquête des Amériques, l’esclavage ou les crimes de Staline et Hitler.

  8. jitsusha says:

    Je constate avec plaisir que votre pertinence et votre précision sont toujours à la pointe.

    Merci beaucoup, Honto arigato.

  9. Mr Sfeir, voilà un esprit brillamment érudit, une connaissance, une analyse pleine de sagesse et de profondeur, bravo.

    Quand Mr Sfeir dit : « Comme si les hommes savaient mieux que leur Dieu ce qu’Il a voulu ou dit. »…
    Voilà déjà une réalité que nous occultons trop souvent. Car c’est bien les hommes qui ont créé les religions, TOUTES les religions ! Et toujours dans le même but : asservir et contrôler leurs semblables sous prétexte de paroles de Dieu ! Jésus n’a jamais été l’auteur ou même voulu créer une quelconque religion.

    Quel Dieu, si tant est qu’il en existe un, pourrait encourager la violence sous quelque forme que ce soit et même contre ceux qui ne croient pas en lui ?
    La violence des ‘religions’ quelle qu’elle soit a toujours été le fait des hommes. Avez-vous vu Dieu intervenir directement pour anéantir les Athées, les pécheurs, les malfrats ? Pourtant cela serait si facile pour lui si c’était sa volonté ou sa fonction d’être un Dieu punisseur ?

    Mais là aussi, « on » nous dit… il vous enverra en enfer, voilà votre punition.
    C’est tellement facile de culpabiliser ainsi les hommes.
    Personnellement je considère que mes actions ne sont pas dictées par une quelconque peur de Dieu, si je commets des « bêtises », j’en ai parfaitement conscience, je sais faire la part des choses entre le bien et le mal (et cela n’a rien à voir avec le respect des lois, ce qui est encore autre chose). Je n’ai pas besoin d’une épée de Damoclès au dessus de moi pour me culpabiliser, je le suis, ou pas, naturellement. Soyons responsable de nos actes, pas besoin de mêler à ça le « Divin » (s’il existe, comme vous l’entendez). C’est trop facile de dire… : » c’est Dieu qui l’a voulu ! » Et toi ? Tu ne l’as pas voulu ???… voyons.. !

    Concernant, ici, les « rectificatifs » donnés par MR Sfeir, : « l’Occident semble beaucoup moins détruit que le Proche-Orient… » Quelle justesse de constat ! Merci MR Sfeir de vos précisions.

    Pour finir , MR Sfeir, précise : « Quant à la violence des conquêtes musulmanes, elle était sans doute inhérente à l’époque, ni plus ni moins que les croisades chrétiennes, la conquête des Amériques, l’esclavage ou les crimes de Staline et Hitler. »
    Remarquable !
    Merci encore MR Sfeir, grande sagesse et que… Dieu vous garde.

  10. sylvainfoulquier says:

    Dans son analyse sur l’essence du fascisme, Umberto Eco note plusieurs caractéristiques : entre autres le culte de la tradition et le refus de la modernité, le refus de tout esprit critique et de toute forme de contradiction, l’irrationalisme, la haine des femmes et des homosexuels…
    Toutes ces caractéristiques correspondent parfaitement à ce qu’est le salafisme, donc celui-ci est indiscutablement une idéologie fasciste.

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